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St Maurice de Ventalon

St Maurice de Ventalon

 
 
 

 

saint maurice de ventalon

Présentation

 


 

 OUVERTURE DE LA MAIRIElogo Saint Maurice

 

Le secrétariat est ouvert :

Le Mardi après-midi

Le Mercredi après-midi

 

Téléphone de la mairie : 04 66 45 82 01

 

Téléphone du Maire : 04 42 57 52 22   /   06 87 49 38 52

 

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Orange, ô désespoir !

Petits rappel des faits : la commune de Saint Maurice de Ventalon subit des dysfonctionnements de téléphone fixe depuis plusieurs années. Après un article dans la presse, un reportage télévisé et un entretien avec la Sous Préfète : réponse stupéfiante du Préfet…

Cela fait maintenant plusieurs années, qu’à Saint Maurice, téléphoner sans problème tient du miracle ! En effet, grésillements, bruits parasites, coupures, sont le quotidien des habitants de notre petit village et de ses hameaux.

Les habitants et le conseil municipal, témoins inquiets de fils à terre, de réparations temporaires devenues permanentes, de poteaux cassés ou encore d’autres bricolages de fortune, n’ont de cesse de signaler ces problèmes sans réelle prise de conscience de la part d’Orange.

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Au début de l’année donc, la mairie, se sentant impuissante, décide d’exprimer son ras-le-bol notamment au travers de la presse.

Un article est alors publié dans la Lozère Nouvelle et le Midi Libre. Puis c’est au tour de France 3 de venir tourner un reportage à Saint Maurice.

Le constat est alarmant : outre l’état de délabrement des lignes lié au manque d’élagage, et l’entretien douteux de la part d’Orange et de ses Sous traitants, communiquer relève désormais du parcours du combattant et coûte cher aux familles qui cumulent les abonnements au téléphone fixe et à internet à un prix exorbitant pour un service inexistant ou presque! Certains même doivent se déplacer en voiture pour rejoindre une zone couverte par les mobiles…

En découle alors un rendez vous avec la Sous Préfète à Florac. Prise de conscience de la part des pouvoirs publics? Nous y avons cru… Miracle, une lettre du préfet arrive dans notre boite à lettre. Lecture en est faite au conseil municipal! Désespérant…

LETTRE PREFET

Première surprise, le Préfet ne fait référence qu’aux seuls problèmes liés à un élagage défaillant, qu’il qualifie au passage de « débroussaillement », travail bien différent de l’élagage.

Absolument aucun mot sur la maintenance défaillante, boitiers ouverts, fils à terre, poteaux cassés et sur les délais de réparations dignes d’une autre époque.

tel2Deuxième surprise, à travers des articles de loi, le préfet rejette complètement la responsabilité de l’entretien des lignes sur les propriétaires des terrains traversés ! Ainsi les portions de lignes bordant les voies communales devront être nettoyées par la mairie et cette dernière devra faire procéder à l’élagage sur les terrains privés, avec ou sans accord des propriétaires et bien sûr à leur charge !

Bien sûr s’il vous venait à l’idée d’empêcher ces travaux vous vous exposeriez à une amende de 1500 euros !

Comble de la lettre, le fameux « débroussaillement » pourra être effectué sur une bande de 20 mètres de part et d’autre des voies. On peut imaginer le coût de l’opération et l’impact sur le paysage en plein cœur du Parc National des Cévennes ! La commune compte tout de même près de 30 kilomètres de lignes téléphoniques !

Une fois de plus, nous voici spectateurs du désengagement de l’état dans le maintien du réseau de téléphone fixe, un service public qui nous est si précieux, là où nos téléphones portables n’ont toujours pas de réseau et où notre fournisseur d’internet a fait faillite.

Prise de conscience ou pas, la fatalité est de mise et l’avenir s’annonce plus que pessimiste pour notre bon vieux téléphone.

 

Matthias Cornevaux

Le loup est incompatible avec l'élevage

     Les troupeaux transhumants sont arrivés sur les pentes du Mont Lozère depuis quelques semaines, avec discrétion car les transports routiers ont le plus souvent pris le pas sur la montée en estive par les drailles. Mais le spectacle est toujours au rendez Une brebis se desalteraitsitevous lorsque l’on découvre ces milliers de brebis se déplaçant tranquillement au rythme de leur recherche d’herbe toujours plus fraiche. Ce spectacle ne sera-t-il qu’un souvenir dans peu de temps ? Voila la question que se posent les bergers sur le Mont Lozère et bien au-delà. En cause, l’apparition du loup autour des troupeaux quelques jours à peine après la mise en estive.

     Sophie Pantel, Conseillère générale, Vice-Présidente du Conseil Régional ayant en charge l’élevage, accompagnée d’Alain Jaffard, Maire du Pont de Montvert, de son Adjoint François Folcher et de Jean-Paul Velay, Maire de Saint Maurice de Ventalon a tenu à rencontrer les bergers pour les assurer de son soutien en prenant la mesure de leurs craintes et des dégâts subis.

     Les groupements pastoraux sont nombreux sur le Mont Lozère : Bellecoste, l’Aubaret, La Vialasse, Le Mas de la Barque, Altier… Près de huit mille brebis pâturent sur ce domaine. Les échanges avec Frédéric Cambon ou Bruno Seryies, bergers aguerris et soucieux de l’avenir ne laissent planer aucun doute : le loup est une menace à prendre en compte rapidement car l’activité pastorale, dans son ensemble est touchée et le moral des bergers de la même manière.

     Lorsque l’on parle des brebis ou des agneaux blessés ou mangés directement par le loup, les chiffres paraissent dérisoires pour le profane. Ce que les bergers veulent faire comprendre, c’est la perturbation générée sur l’ensemble du troupeau : l’attaque d’un loup ou seulement l’approche du troupeau par l’animal engendre un stress chez les brebis qui provoque des avortements en grand nombre. Certaines brebis ne prennent plus le bélier, les troupeaux sont difficiles à rassembler… En bref, ces contraintes imprévisibles génèrent, non seulement des pertes financières mais également un souci, une préoccupation de tous les instants chez les bergers. Ces derniers sont d’ailleurs irrités que l’on mette en avant, dans le plan loup, les seules indemnités qui ne comblent absolument pas les pertes réelles. La preuve des attaques du loup n’est jamais une évidence pour les « autorités », même lorsque le berger atteste avoir vu l’animal s’approcher du troupeau. Bruno Seryies a sans doute évité une attaque : il a surpris le loup, au milieu de la journée, à une quarantaine de mètres de lui, proche d’un groupe de brebis isolées, dans la posture d’un animal se préparant à l’attaque. Ses sifflements, ses cris, l’appel des chiens ont fait fuir l’animal mais le troupeau a gardé longtemps en mémoire cet épisode.

     Longuement, les bergers ont parlé des obligations qu’imposent la présence du loup : changer les habitudes en évitant la dispersion du troupeau dans la journée, en évitant de laisser le troupeau manger la nuit, ce qui est fréquent lorsque la chaleur est au maximum aux mois de juillet et août, doubler la garde du troupeau, rentrer les brebis chaque soir, pratiquer un comptage plus fréquent… Autant de contraintes qui prennent du temps qui ont une incidence sur la vie familiale, qui rajoutent de la présence au plus près du troupeau. Et que dire des perspectives de développement ou de passation des exploitations. Les jeunes générations accepteront-elles de s’installer avec des ovins ? Certains songent déjà à ne plus venir en estive : «Une catastrophe pour notre territoire !», souligne Sophie Pantel. « Des espaces naturels qui se fermeraient, un patrimoine et des coutumes ancestrales qui disparaitraient et une perte économique qui s’étendrait bien au-delà du seul secteur Mont Lozère ».

     Face aux interrogations des bergers, les réponses sont difficiles à apporter. La seule prise en charge financière des brebis reconnues tuées par le loup ne suffit pas. Les aides pour les clôtures, grillages, alarmes sonores, entretien des chiens « Patou » ne sont qu’un palliatif à court terme : le loup s’adapte ! Ces moyens sont par ailleurs inadaptés dans le cadre de l’élevage en zone de moyenne montagne. Il y a urgence à reposer la question du loup sur ce territoire ou le maintien du pastoralisme est indispensable car, aujourd’hui, le loup n’est plus un animal en voie de disparition. Il convient aussi de pouvoir laisser les éleveurs tirer, y compris en zone cœur du Parc National, pour défendre leur troupeau.

                                             Jean-Paul Velay. Saint Maurice de Ventalon.

Troupeau a La Vialassesite

Berger a Bellecostesite